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 just put the middle finger to the sky (cass)

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MessageSujet: just put the middle finger to the sky (cass)   Sam 1 Mar - 16:20

©️ bonafidess - Tumblr


Cassandre Ella Montgomery

J'ai pas changé, j'ai vieilli. Tu devrais essayer toi aussi.

Fiche d'identité:
Informations Générales

Noms :
Montgomery.
Prénoms :
Cassandre Ella.
Date de Naissance :
19 janvier.
Age :
18 ans.
Lieu de Naissance :
Los Angeles.
Lieu de Résidence :
LA.
Métier/Études :
dessinatrice des rues.
Orientation Sexuelle :
bisexuelle.
Statut Civil :
célibataire.

Dossier Criminel

Arrestations ? :
Quelques une, pour tapage.
Condamnation ? :
Aucunes.
Drogues ? :
Non, à cause des traitements.
Alcools ? :
Non, idem.
Je veux être membre des :
citoyens.
Caractère et Caractéristiques:
Caractère

• J'ai tendance à prendre des décisions sur un coup de tête et à agir sans réfléchir. Faire des choses insensées, c'est mon rayon. J'adore faire enrager les gens, mais la plupart du temps je ne fait que taquiner. Je suis souriante et positive et je profite de la vie au max. Je sais qu'il ne me reste plus tant de temps que ça à vivre, mais je n'y pense pas. Je vis je moment présent.

Caractéristiques

• Je crois que la première chose qu'on remarque en me voyant, ce sont mes cheveux. Je change souvent de couleur et ça ne va pas toujours bien ensemble. Sinon, j'ai un style qui se remarque aussi facilement et je ne peux me faire aucun piercing, à cause de mes traitements. Je trouve les tatouages inutiles, ils abîment le corps pour rien.


Mon histoire

« L'ironie de la vie ? A ta naissance, un chrono se met en marche pour que défile le temps qu'il va te rester à vivre. A ma naissance, le chrono a été tronqué pour s'arrêter à une vingtaine d'années... » Cassandre

T'as déjà vu Sept à la maison ? Ouais, tu vois, la série avec la famille nombreuse, qui s'adore mais où la notion de vie privée est genre... Inexistante ? Tu vois ? Allez, réfléchis, je suis sûre que tu connais ! C'est bon, tu situes maintenant ? Eh bah, cette série, c'est ma vie, à peu de choses près. Bon, mon père n'est pas un homme d'Eglise, et ma mère n'est pas américaine, mais, à part ces détails, c'est plus ou moins ça.... Je suis la petite dernière d'une fratrie qui était pourtant déjà fort bien rempli : 3 gamins. Et encore, déjà à l'époque, j'aimais rien faire comme les autres : je suis venue au monde avec une jumelle. Enfin, une fausse jumelle, mais on s'en cogne, à ma naissance, j'étais deux. Ca fait shizo dit comme ça. J'aime bien, c'est drôle. Je suis pas seule dans ma tête, donc, c'est le cas : entre mes personnalités multiples qui me font passer pour une folle aux yeux des autres, j'ai également un visiteur dans ma boîte crânienne, mais du genre tenace : une tumeur au cerveau. Mais, là, je saute des chapitres, alors, je rembobine, car à ma naissance, personne ne savait pour ma maladie...

Ouais, à l'époque, le soleil brillait, les oiseaux chantaient, et tout ce tas de conneries quoi. Bon, OK, dans les faits, ça se passe toujours comme ça, par moments, mais là, tu vois, c'était un effet de style pour dire qu'à l'époque, c'était cool : quand t'es gravement malade, mais que tu l'ignores, étrangement, ta vie a une autre saveur... Chez moi, c'était le bordel, mais c'était fun : deux chambres seulement pour tout les gamins. Je vous raconte pas les embrouilles que ça a été avec mes frangines d'ailleurs. Cela dit, si c'était à refaire, je crois que je recommencerais sans hésitation : pouvoir se prêter les fringues les unes des autres, aller dans le lit d'une frangine quand j'arrivais pas à dormir à cause d'un cauchemar pour qu'elle me réconforte, éteindre la lumière pour faire croire aux parents qu'on dormait alors qu'en réalité on était vautrée sur l'un des lits pour se raconter divers secrets.... Ouais, c'était franchement bien. Même avec les deux sombres crétins de frangins c'était sympa : leur faire des blagues à la con pour les faire gueuler mais savoir qu'au fond, à la moindre embrouille, si besoin, ils étaient là. On était tous là les uns pour les autres. Et c'est toujours le cas. Chez les Montgomery, tu vois, on est comme ça : capable de s'envoyer les pires vacheries qui soient, et pourtant, prêts à rappliquer dans l'heure pour celui qui a des emmerdes. Ca va faire cliché de dire ça, mais depuis toujours, entre nous, c'est à la vie, à la mort, et à nos conflits à la con. Ouais, là, je sais, tu me jalouses parce que ma vie te semble trop classe. Mais déchante mon pleutre, déchante, en réalité, ça n'a pas toujours été rose. Et à vrai dire, ça ne l'est toujours pas réellement. Mais là encore, j'avance un peu trop dans l'histoire. Désolée, j'aime les effets de style, de ceux qui veillent à garder l'intérêt des gens sur le récit...

Mon enfance, donc... Tu te doutes bien, sauf si t'es totalement déphasé ou abruti, qu'une famille aussi nombreuse, à gérer, c'est la galère. Financièrement parlant, déjà, c'est chaud. Donc, je vais pas te raconter n'importe quoi : j'ai jamais eu les dernières fringues à la mode étant gamine, ni les affaires scolaires à l'effigie de divers personnages très prisés par les mioches, et encore moins eu la chance de passer des vacances au ski, ou ailleurs en fait qu'à Los Angeles. Sauf les rares fois où on allait chez ma famille maternelle, mais bon, là, c'était plus des séjours dans la famille, pas des vacances touristiques ni rien... Bref, l'emmerde totale quoi... Ensuite, t'as la notion de vie privée. Là non plus, c'était pas le top. Disons qu'on était moins curieux et chiants que dans la série, mais c'était tout de même le bordel pour garder secret un secret. Comment avoir de l'intimité, de toute façon, dans notre maison, vu sa superficie ? L'avantage : on avait de quoi faire pression les uns sur les autres en cas de besoin, vis-à-vis des parents. L'inconvénient : bah, justement, les autres savaient pas mal de choses sur toi pour te faire chanter. Cela dit, ça nous a aussi permit de nous souder les uns aux autres, quand parfois on devait cacher un truc trop gros aux parents, il arrivait qu'on acceptait de tous se couvrir. Ouais, parce que des trucs a cacher aux parents, on en a tous eu un paquet. Faut pas croire qu'on était des gosses adorables au vu de notre nombre. Qui dit 5 marmots, dit 5 fois plus de conneries !

Un truc chiant, et intéressant à la fois, dans le fait d'être d'une famille nombreuse, c'est que t'apprends à ne pas t'attacher au luxe. Tu te détaches de tout ce qui est matériel. Enfin, pas pour tout le monde, mais pour moi, ça a eut cet effet-là. Quand j'étais gamine, j'avoue avoir pas mal souffert d'avoir les fringues que mes aînés et Sam ne portaient plus. J'avais l'impression d'être un mannequin de 2nde zone. Ca m'a attiré pas mal de fois les moqueries des autres gosses de ma classe. Tu sais aussi bien que moi à quel point les mômes sont des petits cons entre eux, donc, je vais pas te faire un dessin : enfant, j'ai pris cher. Souvent à cause de mes affaires, de ma maison, du nombre de résidents à l'intérieur... Bref, tout y passait. Mais j'ai rapidement appris une autre chose : me défendre. Parfois avec les poings d'ailleurs, mais la plupart du temps avec les mots. Je suis comme ça moi : tu m'emmerdes, bah, tu vas en payer le prix. Immédiatement ou plus tard, je m'en cogne, je suis pas aux pièces, je sais que tu passeras en caisse de toute façon. Et ça sera la même chose si jamais tu t'en prends à quelqu'un qui compte pour moi. Il n'a jamais été intelligent de s'attaquer à l'un de mes frères et sœurs, car on en paie toujours le prix, et très cher...

A l'école, ça se passait bien, en dehors des conflits qui pouvaient éclater quand on se foutait de moi ou de mon entourage. J'étais une bonne élève. Pas le genre intello, toujours le nez dans un bouquin, mais pas le genre glandeuse non plus. J'étudiais avec attention les matières qui me plaisait, et je m'accrochais concernant les autres. J'ai eu ma phase, comme toutes les gosses, où je voulais être instit'. Mais ça n'a pas duré longtemps. Je crois que dès mes 8 ans, j'ai su ce que je voudrais faire plus tard : architecte. A vrai dire, j'ai toujours aimé dessiner, créer avec mon imagination et mes mains. Mais ce qui me plaisait le plus, c'était l'idée que de mes dessins, je pouvais créer une maison. Je me souviens qu'un jour, j'avais laissé un de mes dessins sur la table du salon. C'était un croquis, un truc qui ressemblait pas à grand chose, mais bon, faut dire que j'avais 8 ans, et bien que mon coup de crayon était pas mal, c'était... Incomparable avec ce que je sais faire maintenant... Mais, passons... Mon dessin, donc, c'était une maison que j'avais voulu dessiner pour ma barbie. Ouais, j'avais 8 ans, et j'adorais jouer avec ces poupées à la con. On a tous des périodes de notre enfance dont on n'est pas très fier : une passion pour les Barbie, une collection de peluches, une incapacité à ne pas prendre son pouce pour dormir, une vénération pour les boys bands (je vais passer sur ma phase : "Je collectionne les posters sur mes groupes fétiches", si vous le permettez)... Je les ai toutes eu... Et à cette époque, je voulais impérativement que mes poupées aient une maison. C'était frustrant de voir les pubs à la télé, ou d'aller chez des copines qui avaient de belles maisons pour leurs Barbie, et de savoir que moi, bah... Elles seront toujours SDF les pauvres... Le dessin est donc resté quelques heures sur la table, et en fait, il a attiré l'attention de mes frangins, et de mon père. Ensemble, ils se sont mis à construire la maison. Ouais, d'après mon ébauche de plan. C'était brouillon, mais on voyait quand même bien où je voulais en venir. La maison est plutôt classe. D'ailleurs, je l'ai toujours, elle est même dans mon appart', et mon coloc', Leo, se fout souvent de ma gueule en la voyant. Je l'envoie gentiment chier quand il fait ça. C'est la 1ère maison que j'ai conçu, alors... RESPECT ! C'est pas parce que Mr a été footballeur pro' qu'il doit se foutre de ma petite maison pour poupée ! Sale mec !

Donc, pour en revenir à mes études : j'ai su très tôt ce que je voulais faire, et que ça demandait des études assez longues. Du coup, pour atteindre mon objectif, je bossais, j'avais pas le choix, je voulais rien faire d'autre. Dans le même temps, je continuais à peaufiner mon talent pour le dessin. Mes parents ne pouvaient malheureusement pas me payer des cours, du coup, je me contentais de ce qu'on apprenait en art plastique, je tentais de reproduire tout ce qui m'inspirait, et d'apprendre aussi d'autres techniques, de dessins, de peintures, de sculptures (ouais, j'suis une touche à tout. Et sans jeu de mots salace. Ou p'tête bien que si en fait....), dans des bouquins ou à la télé. J'ai rapidement fais assez de dessins ou autres oeuvres pour décorer mon coin de chambre, celle de mes parents, et une partie de la maison, et même en offrir à mon entourage.

« Un jour, une amie s'est plainte que les mecs ne s'intéressaient à elle que pour son physique, et qu'elle aimerait que quelqu'un s'intéresse à elle pour son cerveau. Je lui ai proposé de lui prêter Tumy, mais elle a refusée... J'ai pas compris, pourtant Tumy est gentille ! » Cassandre

J'ai quitté l'enfance comme on sort de la maison d'un amant inintéressant : sans regret. Je voulais changer d'air, et j'attendais donc avec hâte le collège, la primaire ne m'avait pas laissé un goût marquant. Oh, je ne dis pas que je n'y avais pas fait de rencontres intéressantes, en vérité, j'avais une petite bande de potes que j'adorais. Ouais, j'ai toujours été du genre à me faire facilement des amis, même si je ne suis pas celle qui s'ouvre le plus rapidement aux autres. Parmi ces amis, on trouve Rox et Sasha. Bon, en fait, y'avait pas qu'eux, mais disons que c'est les seuls que je connais toujours. Enfin, non, pas pour Sasha, elle est un peu morte, mais bon, vous avez compris le délire : c'est les seuls avec qui l'amitié a été assez forte pour se prolonger au fil du temps. Et ils ont toujours fait parti de mes rares amis à toujours tout connaître de moi, du moins, dans la limite de ce que je voulais bien leur faire savoir.

Il est heureux que je les avais auprès de moi à cette époque, car ils m'ont beaucoup soutenu quand j'ai appris pour ma tumeur. J'avais 13 ans à l'époque, et ça faisait des mois que j'avais mal à la tête, et autres conneries du même genre. On a galéré à convaincre des médecins que non, c'était pas pour faire mon intéressante que je pouvais me mettre à chialer parfois tellement j'avais l'impression que ma tête allait exploser... Le temps qu'on fasse tous les tests nécessaires, il s'était passé près de 3 mois.... Et là, le verdict est tombé : tumeur au cerveau. Quand t'as 13 ans, et qu'on t'annonce ça, c'est plutôt abstrait. Tu comprends pas trop ce qui vient de te tomber sur la gueule, même si tu vois la tronche que tirent tes parents. Ils sont tout blancs, te regardent avec pitié et dans leurs yeux, t'as l'impression qu'ils te considèrent comme quelqu'un en sursis. Ouais, à partir de ce jour-là, ce visage de pitié et de tristesse, je l'ai vu des centaines de fois, sur la gueule de toutes les personnes qui, pour une raison ou pour une autre, ont appris pour ma maladie, et aussi pour le fait que c'était foutu. M'enfin, là, je saute encore des chapitres, parce qu'à l'époque, c'était sensé être potentiellement guérissable. J'ai enchaîné les traitements en tout genre, même si j'ai eu des dizaines de chimio à supporter. Le genre de trucs qui vous foutent sur les routules pour une quinzaines de jours après coups. Oh joie, je ne pouvais donc plus aller au collège. J'ai jamais été accro aux cours, mais quand tu passes plus de temps entre les murs mornes d'un hôpital qu'entre ceux de ton bahut, ça te gonfle....

Les mois se sont succéder. D'un ennui mortel. Les jours étaient plus longs que les précédents. Surtout quand j'étais hospitalisée, ou obligée de rester chez moi. T'as déjà eu l'impression d'être un poids pour ton entourage ? Car, au bout de quelques mois, c'est exactement comme ça que je me suis sentie. A cause de moi, on pouvait partir encore moins souvent qu'avant. Et les traitements contre un cancer ne sont pas donnés, donc, on se privait encore plus... Bref, c'était chiant. Mais jamais je me suis plainte. Je ne voulais pas rajouter une couche à la souffrance de mes parents. Car, ils avaient beau le cacher, ils souffraient de la situation. Comme mes frères et sœurs, sauf qu'eux le dissimulaient mieux. Et ils avaient intérêt, je ne voulais voir personne de malheureux à mes côtés. A croire que c'était eux les malades, avec leurs regards de chiens battus et tout. Car ouais, au bout de quelques semaines, la réalité de ma maladie s'est imposée à mon esprit : c'était pas du pipeau, et c'était un truc merdique, dont on ne pouvait pas forcément s'en sortir, et si on y parvenait, cela demandait du temps, de la patience, et de la force.

J'alternais les moments où j'étais déscolarisée, et ceux où je pouvais retourner au collège. J'avais demandé à mes parents de ne pas en parler autour d'eux, je refusais que ça s'ébruite plus que nécessaire. Toutefois, ça ne tarde pas vraiment à se propager. Ouais, l'un des effets chiants de la chimio, outre les vomissements, le peu d'appétit, le risque de chute des ongles, c'est la chute des cheveux. J'allais avoir 14 ans, et j'étais chauve. C'est chaud pour une fille d'être chauve, vous savez, surtout quand, toute votre enfance, vous avez été super fière de votre chevelure. J'ai été forcée de porter des foulards pour cacher ça, et quelques perruques. Et c'est à partir de mes premières perruques que j'ai développé une passion dévorante pour les couleurs. Quitte à ne plus avoir de cheveux, autant avoir des perruques funs. J'ai réussi à convaincre mes parents de m'acheter des perruques de couleurs farfelues, parfois d'une seule couleur, parfois de plusieurs à la fois. J'aimais à les alterner, au gré de mes envies. Bon, par contre, ça a interrogé mes camarades de classe, et peu à peu, la découverte de ma maladie s'est propagée dans les parages. Les parents d'élèves n'ont pas tardé à tout comprendre. C'est ainsi que commença le défilé de faux-culs : tous les crétins qui se foutaient autrefois de ma famille pour telles ou telles raisons sont venus nous rendre visite pour nous faire savoir que toutes leurs prières nous accompagnait, ou autres foutaises du genre.

De mon mieux, j'ai tâchée de poursuivre et ma scolarité, et mon adolescence. Quand j'allais bien, je pouvais sortir, faire la fête avec mes amis et avoir l'impression d'être une ado comme toutes les autres. En théorie, j'étais sous l'étroite surveillance des adultes, mais j'ai toujours été plutôt maligne, et douée pour leur échapper. C'est ainsi que moi aussi, j'ai pu faire mon lot de conneries. La plupart avec Sash' d'ailleurs. Ouais, Sasha, c'était ma meilleure amie, elle a toujours été là pour moi, elle était comme une sœur. Peut-être qu'elle a été plus, qu'elle aurait dû être plus, en fait. Mais ça, je ne pourrais jamais le savoir, car quelques semaines après que notre amitié ait pris une tournure nettement plus ambigüe, elle est morte. On venait de s'engueuler. Vous savez, j'ai beau sourire et tout, faire comme si j'accepte ma maladie sans broncher, ça n'a pas toujours été le cas. J'ai traversé toutes les phrases propre aux malades, et j'ai souvent râlé. Surtout quand je perdais mes ongles, que je ne pouvais rien faire d'autre que de rester clouée au lit car j'étais trop faible pour bouger ou quand je n'avais plus de cheveux. Et bien souvent, quand je craquais, c'était face à Sasha. L'une des rares personnes devant qui je n'avais pas honte de pleurer, ni d'avouer que j'avais la trouille, en dépit de mon côté sûre de moi, j'étais terrifiée à l'idée probable de mourir prochainement. Ce jour-là, donc, je râlais. Parce que Tumy (j'ai appelé ma maladie comme ça assez tôt) me faisait encore chier. A cause d'elle, j'allais devoir louper une grosse sortie entre potes, prévu depuis longtemps. Quand t'es malade, tu fais rarement des projets, pour un avenir plus ou moins lointains. Et ce nouvel accès de rage de ma part a mis Cass hors d'elle. Elle s'est tirée, et cette crétine a traversée la route sans regarder.... Elle a croisé la route d'une voiture. L'histoire d'amour entre les deux fut passionnel, un véritable coup de foudre qui se termina en bain de sang. Elle est morte quand on l'amenait aux urgences, dans l'ambulance. Je lui tenais la main. Elle a amené un bout de moi en mourant. Je crois que c'est depuis sa mort que je préfère ne pas trop réfléchir sur le fait que je puisse aussi bien finir la nuit dans les bras d'un mec que dans ceux d'une fille. Et indéniablement depuis ce drame que j'évite toutes attaches sentimentales.

L'avantage, quand on côtoie la mort de prêt, et qu'elle nous prend quelqu'un qu'on aime, c'est que ça vous donne encore plus envie de vous battre. De profiter du temps qui vous reste. Avant, je faisais la fête dès que je pouvais, je souriais régulièrement. Par la suite, c'est devenu pire.

J'ai réussi à suivre ma scolarité tant bien que mal, obtenant mon diplôme en même temps que mes camarades de classe. J'avais pris le soin de continuer à suivre mes cours à domicile quand je ne pouvais pas aller en classe. A l'époque, je croyais encore, comme les médecins et comme ma famille, que j'avais des chances de m'en tirer. J'avais encore quelques illusions quant à mon avenir. Mes frères et sœurs étaient là pour, mais mes amis ont été mon plus grand soutien.

« Certains courent après leur vie. Moi, je veux que ça soit la vie qui court après moi, et moi qui court après la Mort pour lui flanquer une dérouillée de vouloir m'attraper si tôt, la gueuse ! » Cassandre

Par la suite, bah, j'ai intégré une fac en architecture. J'ai même réussi à aller étudier quelques mois à l'étranger, en France, pour être plus précise. J'avais besoin de prendre de la distance par rapport aux miens. Et puis bon, j'étais assez grande pour prendre soin de moi, et j'avais trouvé des médecins compétents pas loin de ma fac. Pas con, j'avais pris toutes mes précautions pour pouvoir rester parfois chez moi lors de mes chimio. J'ai été opérée l'année de mes 17 ans, pour enlever le plus gros de la tumeur. Normalement, la situation était plus ou moins sous contrôle, il fallait juste que je reste suivi par un médecin de temps à autre. J'étais pas pour autant tiré d'affaire hein, j'étais toujours malade....

J'ai étudié un an en France. J'aurai dû y retourner à la rentrée. Mais je ne voulais pas. Pourquoi ? Ma tumeur évolue trop dangereusement pour qu'un quelconque traitement puisse me sauver la vie. Je dois faire avec. Et vous savez, quand on vous apprend qu'il ne vous reste que quelques mois à vivre, voire un ou deux ans au mieux, vous avez envie de faire autre chose que de longues études. A quoi bon étudier alors que ça ne me servira jamais ? Et... Je voulais rentrer chez moi. Ma place est ici. Auprès de ma famille, et de mes amis. Je leur ai dis que je voulais prendre un peu de temps pour moi, pour réfléchir. Car oui, je ne leur ai nullement avoué que c'était à cause de ma maladie, ni même que j'ai arrêté tous les traitements. Contrairement à l'avis de mon médecin. Mais, franchement : à quoi bon ? Je suis condamnée, je ne vais pas passer le peu de temps qu'il me reste à vivre à étudier, et encore moins à me sentir faible à cause des soins sensés m'aider à aller mieux ! Et c'est drôlement bon de revoir la famille et ma bande de potes, même s'ils sont tarés et chiants par moments, j'en changerais pour rien au monde. Mais, ne leur dites pas, ils risqueraient d'attraper la grosse tête, et de me faire chier avec ça !


A propos de moi:



Hello tout le monde ! Je m'appelle Naomy, mais les gens me surnomment Horsanne. J'ai 17 ans. J'ai connu le forum grâce à Cassidy, j'étais une ancienne membre  Arrow  et je le trouve   . Je serai présent(e) quand je peux. Sachez que j'ai déjà un ou plusieurs doubles comptes, qui sont moi et moi. En ce qui concerne le code, le voici : (code). Avant de conclure, je voudrais rajouter que PATATI ET PATATA PETITE PATATE TANT PI POUR TOI.
Code:
Ϟ <em>Chloé Norgard</em> as <strong>Cassandre E. Montgomery</strong>






Dernière édition par "Cassandre" E. Montgomery le Dim 2 Mar - 15:06, édité 4 fois
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Cassidy S. Mandrake
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MessageSujet: Re: just put the middle finger to the sky (cass)   Sam 1 Mar - 16:22

Bienvenue sur le forum miss

En espérant que tu restes parmi nous cette fois-ci Very Happy

Bonne chance pour ta fiche, si tu as des questions, tu sais où nous trouver Wink

_________________
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MessageSujet: Re: just put the middle finger to the sky (cass)   Sam 1 Mar - 16:24

Bienvenue *-* (Ou re-bienvenue, du coup !) J'ai hâte de voir la fiche de ton personnage et son histoire (faux, je ne suis pas curieuse ...)
Bon, en tout cas si tu as le moindre petit problème où que tu veux des cookies, n'hésites surtout pas à venir me voir, promis je mords pas *-*.
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MessageSujet: Re: just put the middle finger to the sky (cass)   Sam 1 Mar - 16:27

mercii ♥️ j'Aime les cookies Arrow
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MessageSujet: Re: just put the middle finger to the sky (cass)   Sam 1 Mar - 18:25

Rebienvenue sur le forum alors Very Happy
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MessageSujet: Re: just put the middle finger to the sky (cass)   Sam 1 Mar - 18:36

Merci   
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MessageSujet: Re: just put the middle finger to the sky (cass)   Sam 1 Mar - 21:08

Rebienvenue et bon courage pour ta fiche ^^ !

Si tu as des questions n'hésite pas Smile !
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MessageSujet: Re: just put the middle finger to the sky (cass)   Dim 2 Mar - 5:02

Rebienvenue parmi nous ^^
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MessageSujet: Re: just put the middle finger to the sky (cass)   Dim 2 Mar - 6:04

Rebienvenue jeune fille
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MessageSujet: Re: just put the middle finger to the sky (cass)   Dim 2 Mar - 10:47

Bienvenue ^^
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MessageSujet: Re: just put the middle finger to the sky (cass)   Dim 2 Mar - 11:04

Mercii ♥
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MessageSujet: Re: just put the middle finger to the sky (cass)   Dim 2 Mar - 19:59

Vraiment, superbe histoire ! Très bien écrite !

Il te manque le code avant qu'on puisse te valider Wink !
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Cassidy S. Mandrake
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MessageSujet: Re: just put the middle finger to the sky (cass)   Jeu 13 Mar - 13:23

Plus que 2 jours pour terminer ta fiche! Si tu as besoin d'un coup de main ou d'un délais, tu peux demander sans problème Smile

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